Message aux agents : les noms des victimes ne seront jamais oubliés

Mehdi Rostampour Source

Lors des manifestations de décembre 96 et de novembre 98, les noms de nombreuses victimes sont restés cachés en raison de menaces sécuritaires. Ce texte avertit les agents que tirer sur les manifestants non seulement leur ôte la vie, mais aura également de lourdes conséquences pour eux-mêmes.

En décembre 96 et surtout en novembre 98, les noms de nombreuses victimes sont restés cachés en raison de mesures et de menaces sécuritaires. Rappeler cela me rend toujours triste, surtout de la part d'un régime qui utilise l'idée de martyr inconnu, les enterrements de cercueils vides et la construction de sanctuaires avec des tombes vides comme méthodes de propagande.

Depuis le début des manifestations, l'une de mes préoccupations médiatiques a été d'établir une liste précise des victimes par divers moyens de vérification. Je dis aux agents et aux répressifs que, dans le cadre de cette révolution, chaque fois que vous tuez quelqu'un, le nom du tueur ou des tueurs est immédiatement publié dans les pages locales et régionales. De Malekshahi aux deux jeunes qui ont été tués hier soir à Drykbaj.

Lorsque vous tirez sur un manifestant, en plus de lui, vous détruisez également les fondements de votre propre famille. Ce n'est plus les années 60 où vos tirs pouvaient rester cachés. Vous serez identifiés et ce régime s'effondrera, et l'étiquette de tueur restera sur votre front.

Vous tuez pour préserver les démons au bord de la tombe qui ont accumulé d'énormes richesses dans les banques suisses et des propriétés en Amérique du Sud pour leurs proches.

Je demande aux membres de la famille des agents de convaincre aujourd'hui et demain leur père, frère ou mari de ne pas sortir de la maison et de recourir à une maladie ou à toute autre excuse. Dans le pire des cas, ils ne seront que réprimandés ou auront une réduction de salaire, mais ils ne prendront pas la vie de leur compatriote. La même lettre de réprimande, le lendemain de leur libération, sera le document de leur liberté.

Ce n'est plus une « demande », mais un rappel de la leçon la plus simple de l'histoire : bientôt, les demandeurs seront remplacés par ceux qui doivent répondre aux demandes.

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